Patrice Faubert

Prévarication et proratisation des convictions

Si l'on se voyait
Avec les yeux des autres
L'on mourrait sur le champ
D'une façon physique
D'une façon psychologique
D'une façon politique
D'une façon philosophique
Si l'on s'entendait
Avec les oreilles des autres
L'on mourrait sur le champ
Pour ainsi évoquer feu le penseur E.M.Cioran
Tout dépendant
Peut-être de quels autres
De toutes façons, c'est un regard autre
Or, nous ne sommes que les autres
Femmes, hommes, enfants, tous les autres
Dix personnes
Que nous fréquentons dans la vie
Pas forcément à des âges différents de la vie
Nous verrons avec un regard différent
Chaque personne avec sa propre vision, c'est évident
Et donc
Toujours une personne bien
Pour certaines et certains
Et donc
Toujours une conne ou un con
Forcément, pour d'autres, c'est selon
L'on est toujours ceci ou cela, pour quelqu'une ou quelqu'un !
Et l'on ne sait plus quoi penser
De quiconque, sans soi-même, l'avoir approché
Pas de protéines fluorescentes pour nous l'indiquer
Pourtant
Nous sommes tous et toutes
Sur un pied d'égalité
Pour nous faire exploiter
Pour nous faire manipuler
Pour nous faire sadiser
Certes, à divers degrés
Ainsi
Il y a l'alcool pour oublier
En France
120 décès par jour
Dans le monde
140 millions de malades alcooliques
Avec le tabac, les jeux, du capital, nombreuses coliques
Pour le capital avec sa panoplie, toute sa clique
Pour l'alcool, il y a bien le baclofène
Boire moins, avec moins de gène
Quand le système de la récompense reste activé
Comme pour le sexe, les drogues, la messe, la télé
Tout le monde est finalement addicté
Quand la dopamine fait son marché
Cela se fait aussi par la pensée
L'effet placebo est là pour le prouver
Et finalement, qui n'a pas son addiction
Puisque le capital est la principale addiction
Il est l'addiction de toutes les addictions !
Le capital sait nous rapter
Il sait nous hypnotiser
Il sait nous proratiser
Le capital
Produit, en série, diverses misères
C'est la matrice mère
2017, en France
Des mers et des océans pour l'indécence
13000 étudiants et étudiantes de Paris
Sautant 4 à 6 repas par semaine, ô vilenie
Un jeune sur cinq, c'est désolant
Qui doit renoncer aux soins, faute d'argent
Et pendant le même temps
Dans le monde entier, un même conditionnement
Pendant cette unité de temps
L'on observe une paire de trous noirs
Orbitant l'un autour de l'autre, à ne pas croire
Trente fois plus lourd que notre soleil
Cinq cent fois plus petit, l'Univers de tant de merveilles
Mais en fusion pour ne faire qu'un
Comme un coït, une copulation, c'est coquin
C'est donc un en deux ou deux en un
Quand le pluriel est au singulier
Plus de s pour l'accorder
Une orthographe de mécanique quantique
Mais c'est bien sur Terre qu'il faut changer de politique
Et donc abolir la politique
Il faut arrêter avec les fusées
Il y a vraiment d'autres priorités
Il y a tout à partager
Pour éradiquer toute pauvreté !
Il faut
Que le monde change
Il faut
Que les hommes changent
Il faut
Que les femmes changent
Il faut
Que les enfants changent
Pour d'autres mentalités
Pour que l'espèce humaine exprime enfin son humanité
Qui fut jusqu'alors empêchée
Enfin un monde de bonté et de beauté
Mais
Chaque idéologie a sa notion de bonté, de beauté
Mais
Chaque religion a sa notion de bonté, de beauté
Mais
Chaque croyance a sa notion de bonté, de beauté
Et aussi
La beauté, la bonté, selon le fascisme
La beauté, la bonté, selon le gauchisme
La beauté, la bonté, selon le stalinisme
La beauté, la bonté, selon le libéralisme
Aucune beauté, aucune bonté
Dans ces variantes du capitalisme, en vérité
Des inepties enfantant des monstruosités
Comme l'ami des dictateurs
Comme F.Lemaître, M.Simon, des acteurs prodigieux
Aussi G.Depardieu, lui si halluciné, lui si odieux
La beauté et la bonté
Pour quelqu'un de bien
Tout comme pour le crétin
Pas forcément fasciste ou stalinien
Le plus souvent un peu tout le monde
Le plus souvent un peu personne
Quand la folie capitaliste partout, gronde
L'on entend partout ses clochent qui sonnent
Ainsi
Seul le langage du capital est signifiant pour les gens
Tout ce qui le critique n'est donc pas signifiant
Et cela ne rentre pas dans le signifiant des gens
C'est comme une langue non apprise
Qui sur les gens n'a aucune prise
De ce fait
Il n'y a pas de monde
De ce fait, il n'y a que l'immonde
Nous vivons dedans, c'est notre monde !
 
Patrice Faubert ( 2017 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien ( http://patrice.faubert.over-blog.com/ ) Pat dit l'invité sur " hiway.fr "
 
 
 
 
 

Toutes les droites appartiennent à son auteur Il a été publié sur e-Stories.org par la demande de Patrice Faubert.
Publié sur e-Stories.org sur 05.06.2017.

 

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