Patrice Faubert

Paraphysique du disruptif mortifère

Et finalement
Les livres, le plus souvent
Ce sont des mêmes choses qui se disent
Et finalement
Pour le tout-venant
Pour le plus souvent
Les gens disent
Les gens répètent
Les gens font
Toujours les mêmes choses
L'on cause, l'on cause
De tout un système
Qui ne mérite pas qu'on l'entretienne
Il faudrait
Ne plus rien y faire
Il faudrait
Ne plus y participer
Dans un tout réactionnaire
Tout métier le renforçant
Toute distraction le jubilant
En France, la principale turbidité
348 sénateurs et 577 députés
Ce qui ne peut toujours qu'enfanter
Comme en 1931, exposition coloniale de Paris
Bois de Vincennes, de l'ignominie comme pari
D'ailleurs, officiellement, en 2002, renommée
Comme du zoo humain, de l'hypocrisie enfin assumée !
Pas étonnant, tout étant continuité
250 millions de cartouches, dans la nature, feu à volonté
En France, chasse et ball-trap
Huit mille tonnes de plomb, au tout attrape
Dans les sols, cours d'eau, muscles et carcasses
Bêtes blessées et confusion avec des graines, ô cocasse
Et encore, faut-il y mettre de la litote
Tant toute ineptie humaine a la cote
Avec de nouvelles technologies très pugnaces
Qui ne sont pourtant que de belles grimaces
Avec la mutagenèse dirigée ou NGT
Avec la cisgenèse, les OGM au placard
Ciseaux moléculaires en nouveaux fards
Avec toujours les guerres comme en retard
Soudan, la guerre entre fractions rivales
Aussi détestables l'une que l'autre
Mais, déjà, 7,1 millions de personnes déplacées
Ce à l'intérieur même du pays, fausse nouveauté
Et toujours et encore des femmes violées
Des groupes de gens tués
En fait, dans le monde entier
Le fascisme, décidément partout
Entretient et nourrit tout fascisme
Alors qu'au-dessus de nos têtes
Tout un plancton aérien moins bête
Aérobiologie, 80 pour cent de voyageurs
Meurent en route, le reste c'est tout un dispatcheur
Cycles, saisons, vents, tempêtes, bactéries glaçogènes
Certes, aussi, miasmes morbides, mais du tué tuteur !
Bref et à propos des guerres
Les femmes n'y sont pas moins familières
De certains siècles, et des femmes guerrières
Seizième siècle en Mongolie, 1m80, grandes
Septième au troisième siècle avant notre ère
Femmes Scythes sachant aussi y faire
Des Amazones aux deux seins
Sachant les protéger dans le malin
Et aussi avec surtout les Sarmates
Du nomadisme sans aucun propriétaire
Reines, prêtresses ou guerrières
Arménie, Iran, très jadis, aussi
De la femme déesse du matrilinéaire
Pacifique et déifiée et sans que nenni
Car avec l'apparition du patriarcat
Elle n'avait pas tort, feu ( 1936 - 1988 ) Valerie Solanas
Qui de l'homme en fit sa casse
De toute une paléoacoustique
Dépourvue, cependant, de toute solastalgique
De toute une domination étatique, suite logique
Tant qu'elle pensera
Tant qu'elle dira
Tant qu'elle fera
Tant qu'elle appliquera
Ce à la place des gens
Pour les rendre dociles à ce conditionnement
Au lieu qu'ils pensent de leur propre lecture
Au lieu qu'ils réfléchissent de leur propre réflexion
Sans leur dire quoi dire, faire, penser, appliquer
Femmes, hommes, enfants, tout interconnecté
Sans le besoin d'un chef ou d'un leader
Féminin, masculin, toujours les mêmes dealers
Sinon, toujours du chaland dans le bousin
Tout devenant du pollué ou du crétin
Tout y participant à 200 à l'heure
Savants, ingénieurs, ouvriers, employés, techniciens
Du non genré avec du disruptif produisant de l'inhumain
De toute une industrialisation sans aucun frein
En France
Sept mille restaurants font vraiment de la cuisine
Et encore, plus qu'autre chose, l'on y cousine
Sur 175 000 qui font de la cuisine d'assemblage
Plats industriels surgelés, du sous vide
De nos estomacs qui prennent les rides
Tout un prêt-à-manger sans opprobre
La survie elle-même devenant iconique
L'on se repasse les plats, voilà, c'est du triste comique
Avec la guerre quasiment mondiale
Ne cessant, jamais, vraiment, c'est la loi du capital
Du fascisme religieux ou du fascisme libéral
Du fascisme rouge ou du fascisme brun
D'un pays l'autre, d'une région l'autre
Populations massacrées ou déplacées
Un peu partout, femmes, hommes, enfants, réfugiés
Gaza ou ailleurs
Partout, toujours de la terreur
L'on imagine rien qui n'ait été déjà imaginé
De ce qui existe, existera, a existé
L'on écrit rien qui n'ait déjà été écrit
L'on ne dit rien qui n'ait déjà été dit
L'on ne fait rien qui n'ait déjà été fait
L'on ne pense rien qui n'ait déjà été pensé
Et 500 millions de caméras dans le monde
Pour éviter et contrôler toute fronde !
 
Patrice Faubert ( 2024 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien ( http://patrice.faubert.over-blog.com/ )

Toutes les droites appartiennent à son auteur Il a été publié sur e-Stories.org par la demande de Patrice Faubert.
Publié sur e-Stories.org sur 01.05.2024.

 
 

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