Patrice Faubert

Panem et circenses ( Du pain et des jeux )

Rome, an 90, de notre ère
Quand l'on déféquait
Là, où on le pouvait
Pour les pauvres, en plein air
Un million de personnes
Du jamais vu, cela étonne
Jusqu'à Londres, au dix-neuvième siècle
Donc, le Maximus Circus
De nos jours, tout est minus
Des latrines sous les tribunes
Besoins naturels faisant cause commune
Mais, cependant, une personne sur 3 ou 4 était esclave
De l'époque, les rares affranchis le savent
Toujours de la Rome antique
Du pain, des jeux
De plus en plus de jeux
De moins en moins de pain
1500 sesterces par an, gagnait le romain
Et déjà des hooligans
Circus Maximus, 150.000 fans
Des auriges fameux, comme feu Scorpius
Conducteur de char, 2048 victoires, une vie de bonus
Dix ans de carrière, puis il mordit la poussière
Peu lui importait, il savait qu'il n'était que poussière !
D'hier à aujourd'hui
D'un fonctionnement l'autre, tout se reproduit
Des tablettes d'exécration
Des tablettes de malédiction
Ce sont maintenant des manifestations
La vie se plaît de toute transformation
L'esclavage change de nom
Sachant se déguiser, de toutes façons
Et encore, et toujours
Des humiliés, des exploités, des offensés
Des frustrés, des refoulés, des gâchés
Des torturés, des sacrifiés, des tués
Des oubliés, des violés, des ignorés
De l'exterminé
De tous les sexes, de tous les âges
Une seule et même cage
Pleine est sa cour
Certes, le décor change
Le rideau tombe, la misère, attend son nouveau lange
Et finalement
Il y a toujours plus d'homos pas sexuels
Des homospassexuels
Que d'homosexuels
Et finalement
Il y a toujours plus d'hétéros pas sexuels
Que d'hétérosexuels
Car, avec qui ? Où ça ? Quand ?
Peu de lieux où se rencontrer, c'est navrant
Ou alors, du fantasme tarifé
Du ghetto et de la sexualité prostituée
Et finalement
Les vieux et les vieilles
Sont surtout vieux et vieilles
De n'avoir plus aucune jeunesse dans leurs têtes
Voilà, qui est bien bête
Mais plus l'on vieillit
Plus l'on sait la répétition des guerres et des conflits
Entre les individus et entre les pays !
Ainsi
1789, auprès du roi, un cahier des doléances
Le peuple, comme maudit, éternelle souffrance
Ainsi
1793
Un référendum d'initiative citoyenne
Toute revendication comme doyenne
L'Histoire voulant tenir sa moyenne
Car
Rien ne fut jamais véritablement mis bas
Tout faire à moitié se recommençant, c'est bien cela
Aucun roi, aucun régime, aucun gouvernement
Aucune autorité, aucun despotisme, aucun tyran
Et peu nous chaut en ce cas
1687
De l'état civil pour les protestantes et les protestants
Le seul truc vraiment nouveau
C'est le dérèglement climatique faisant ses rots
2050
L'Arctique, libre d'eau
En plus, deux mètres d'eau, en niveau
Car déjà
10.000 tonnes de glace
Devenant de l'eau liquide, nouvelle trace
Ce à chaque seconde
L'Arctique, au tout, inonde
Tout étant forcément
De par tous les gens
De par tous les temps
Syncrétique
Rien ne pouvant y échapper
Du local à toute globalité
Dans la broyeuse de la critique !
 
Patrice Faubert ( 2019 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien ( http://patrice.faubert.over-blog.com/ ) Pat dit l'invité sur " hiway index "
 

Toutes les droites appartiennent à son auteur Il a été publié sur e-Stories.org par la demande de Patrice Faubert.
Publié sur e-Stories.org sur 24.02.2019.

 

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