Et à défaut de changer
Le monde, qui ne veut m'écouter
Qu'au moins, par lui, je ne sois changé
Tout y étant falsifié, truqué, revisité, crétinisé
Sport, science, arts, économie, politique, du divertissement
Et des têtes remplies de merde, complètement
Et pour paraphraser
Feu ( 1910 - 1991 ) Maurice Joyeux
" Décidément, les bourgeoisies sont les mêmes "
Et pour paraphraser
Feu ( 1934 - 2026 ) Raoul Vaneigem
" Rien n'est sacré, tout peut se dire "
Lui qui fut ( 1961 - 1970 ) la tendance anarchiste
De la défunte IS Internationale Situationniste
( 1957 - 1972 ) donc de 1961 à 1970 pour lui
Avec sa démission forcée, car il faut le dire
Et de toutes les bourgeoisies il faut médire
Et qui n'ont aucune vraie imagination
Sauf pour les poches, se les remplir de pognon
Faudrait les viser avec des canons
Tout cet impérialisme du capital
Avec son extrême gauche
Avec sa gauche
Avec sa droite
Avec son extrême droite
Et qui s'entretiennent mutuellement
Tour à tour, maquereaux ou putains
Putains ou maquereaux, c'est certain
Et comme un chef peut en cacher un autre
Ou une cheffesse en cacher une autre
Une putain ( au plus offrant ) peut en cacher une autre
Un maquereau ( vivant des masses ) peut en cacher un autre
Voilà votre monde, c'est le vôtre !
Nous sommes tous et toutes
Dans l'ignorance, cette grande frousse
Et du très peu que nous savons
Sachant habilement masquer tout ce que nous ignorons
Pourtant, tout un foin, nous en faisons
La connaissance ce x d'infini
Du moulin à vent, pas vu, pas pris
De nos esprits
Et à qui nous savons si bien jouer la comédie
Coucher à huit heures du soir
Lever à quatre heures du matin
Coucher à une heure du soir
Lever à onze heures du matin
Coucher à onze heure du soir
Lever à sept heures du matin
Parfois quelques nuits blanches
Avec des torpeurs déprimées et franches
Pour beaucoup d'entre nous, il en va ainsi
Selon les périodes de chaque vie
Avec des gens qui vivent la nuit
C'est là leur jour, le jour étant leur nuit
Et j'en ai fait un mélange, silence, fureur, dépit
Il en fut pour moi, aussi
Et tout ce que je n'ai pas su ou pas pu faire
D'autres l'ont fait, le feront pour moi
Et tout ce que je n'ai pas su ou pas pu écrire
D'autres l'ont fait, le feront pour moi
Et tout ce que je n'ai pas su ou pas pu dire
D'autres l'ont fait, le feront pour moi
Ouf, j'en reste coi !
Tout
Ce que je pourrais écrire de mieux
Je l'oublie
Tout
Ce que je pourrais dire de mieux
Je l'oublie
Il ne reste de ce fait, que le moins bien
Lie, du néant, de la fanfaronnade, du rien
De la commune vantardise
Vouée à l'échec et à la ténèbre infinie
D'ailleurs, déjà, j'y suis
J'ai pourtant
Il fut un assez long temps
Lu, lu, lu, lu, lu, lu, lu, relu
Et maintenant, à 75 ans, oui, lulu
Je ne le puis presque plus
Fatigué de moi-même
De ce moi qui me déborde et me malmène
Ce monde de créatures et de phénomènes
Chacun chacune, y est star, en son domaine
Et je devrais prendre des notes
Quand je marche et m'entraîne
La nuit, propice, aux idées qui malmènent
Sinon, après, toute une médiocrité, qui rote
L'on se cherche partout
Où suis-je ? Coucou
Rien à faire
L'on ne trouve toujours que soi
Ou faux sosies, pâles copies de soi
Mais néanmoins à tu et à toi !
Nous sommes tous et toutes des abus de faiblesse
Sinon, il y n'y aurait pas autant de détresse
Catherine Breillat née en 1948
N'en fit pas la paresse en 3x8
Quand une emprise vous tient en laisse
Aussi, quel repos de ne pas être connu
C'est l'enfer d'être connu
Vous ne connaissez personne
De qui vous connaît en somme
Vous êtes comme la fille publique
Image figée, inaccessible et cynique
Certes
L'on paye l'entrée
Mais seule la sortie vous y fait rêver
Avec le fascisme rouge
La " révolution permanente "
Serait la dépression permanente
Avec le fascisme libéral ou brun
Tout le monde se fait la gueule
Tout est à la dégueule
L'on passe tout rebelle à la meule
Tout, infection, de la bégueule
C'est bien déjà comme cela
Dans les rues du monde
De tout un baratin en faconde
Usines, bureaux, stades, logements
Tout y roucoule dans le dément
Avec des majorités qui s'y raffolent d'ajustement
Et vous préférez y brûler ou vous y noyer
Il serait trop déstabilisant de changer
Car bien conditionnés, enfants, femmes, hommes, des atrocités
Morbide, sordide, goujat, mufle, du déjanté
Pas moi, mais le capital et ses réalités, tout torturé !
Patrice Faubert ( 2026 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien ( http://patrice.faubert.over-blog.com/ )
Toutes les droites appartiennent à son auteur Il a été publié sur e-Stories.org par la demande de Patrice Faubert.
Publié sur e-Stories.org sur 01.10.2026.
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